(Fr) Institut français de Pékin
Hiroshima mon amour | Séance spéciale du 10 janvier
Échange avec Jiao Rui
L’échange en chinois après la projection durera environ 40 minutes
La billetterie est ouverte

(Fr) Institut français de Pékin
Séance spéciale du 20 janvier
Nouvelle Vague
Échange entre Antoine de Baecque et Jiao Rui
Les échanges après la projection dureront environ 45 minutes et seront traduits simultanément en français et chinois
Une séance de dédicace suivra les échanges
La billetterie ouvrira le 13 janvier à 12h

(Fr)
En janvier, l’Institut français de Pékin offre une carte blanche au critique et historien de cinéma Antoine de Baecque. Neuf films et plus de 60 ans de cinéma pour une programmation qui rend hommage à l’esprit de la Nouvelle Vague.

Antoine de Baecque est professeur d’histoire et d’esthétique du cinéma à l’École normale supérieure de Paris, où il dirige également le département des Arts. Il a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, directeur du Musée du cinéma à la Cinémathèque française puis des pages Culture de Libération. Il participe également aux commissions d’aide à l’écriture documentaire du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Spécialiste de la Nouvelle Vague et des relations entre cinéma et histoire, il est l’auteur de plus de soixante ouvrages de référence, parmi lesquels La Nouvelle Vague. Portrait d’une jeunesse et La Cinéphilie. Invention d’un regard, histoire d’une culture (1944-1968). Ses deux ouvrages traduits en chinois ont été récompensés, notamment par le Prix du Livre de l’année – Cinéma, Théâtre et Arts du spectacle, décerné par Douban. Antoine de Baecque est également l’auteur de nombreuses biographies de cinéastes, parmi lesquels Jean-Luc Godard, Éric Rohmer, François Truffaut, Jean-Pierre Melville et Claude Chabrol. Outre ses travaux sur le cinéma, il a également été scénariste du film Deux de la vague (sélection officielle au Festival de Cannes) et conseiller scientifique du film Nouvelle Vague de Richard Linklater (présenté en compétition pour la Palme d’or en 2025).
Le regard d’Antoine de Baecque sur la sélection
Hiroshima mon amour d’Alain Resnais (1959)

« Le premier long métrage d’Alain Resnais, qui a constitué un choc en inventant une nouvelle manière de raconter l’Histoire et ses histoires. »
Le Bonheur d’Agnès Varda (1964)

« Le film le plus étrange et le plus audacieux d’Agnès Varda, avec un magnifique travail sur la couleur. »
Paris vu par…, film collectif (1965)

« Le manifeste d’une autre façon de tourner : dans la rue, en caméra légère 16 mm couleur, avec des jeunes gens parcourant plusieurs quartiers de Paris très différents. »
Au hasard Balthazar de Robert Bresson (1966)

« La vie, les joies et surtout les malheurs de Balthazar, l’âne filmé par Robert Bresson tel un martyr de la maltraitance animale. Grandeur et beauté d’un film moderne qui touche au plus juste. »
L’Amour l’après-midi d’Éric Rohmer (1972)

« Le film le plus sensuel et rêveur de son auteur : une flânerie parisienne, romantique, onirique, à fleur de peau. »
L’Argent de poche de François Truffaut (1976)

« Truffaut fait l’enfant en réunissant toutes les situations, difficiles, amusantes, instructives qu’il a vécues dans sa jeunesse ou qui l’ont intéressé plus tard. Un film éminemment personnel et intime. »
Au revoir les enfants de Louis Malle (1987)

« Louis Malle part d’un souvenir personnel, durant la guerre et l’Occupation de la France, un drame qui l’a touché de près, pour offrir son film le plus émouvant. »
Le Lion est mort ce soir de Nobuhiro Suwa (2017)

« L’un des plus beaux hommages à Jean-Pierre Léaud, le roi des comédiens Nouvelle Vague qui devient le roi des animaux sous la caméra en liberté du cinéaste japonais francophile Nobuhiro Suwa. »
Deux séances spéciales
Deux séances spéciales permettront de découvrir le film le plus ancien de la sélection, Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, ainsi qu’à l’opposé, le film-hommage le plus récent, Nouvelle Vague de Richard Linklater, créant ainsi un véritable pont entre les époques et un dialogue entre les visions artistiques d’hier et d’aujourd’hui.
Séance spéciale du 10 janvier
Hiroshima mon amour
Échange avec Jiao Rui
Hiroshima mon amour est le premier long métrage de fiction d’Alain Resnais. Présenté à Cannes en 1959, la même année que Les Quatre Cents Coups de François Truffaut (qui y remporte le Prix de la mise en scène), le film accompagne et cristallise l’émergence du mouvement de la Nouvelle Vague. Œuvre narrativement et visuellement novatrice, Hiroshima mon amour n’a rien perdu de sa modernité plus de 60 ans après sa sortie au cinéma.
Cette séance spéciale sera suivie d’un échange avec Jiao Rui, chercheuse en cinéma et ancienne élève d’Antoine de Baecque.

Jiao Rui est chercheuse dans les domaines du cinéma européen, de la théorie littéraire et des études culturelles. Diplômée d’une licence et d’un master du département de langue et littérature chinoises de l’Université de Pékin, Jiao Rui a obtenu son doctorat à l’Institut THALIM (Théorie et Histoire des Arts et des Littératures de la Modernité), une collaboration entre l’École normale supérieure de Paris et l’Université de Paris III, sous la direction d’Antoine de Baecque, historien français du cinéma. Elle a obtenu son doctorat en cinéma en 2020 et enseigne actuellement à l’École des lettres de l’Université Renmin.
Séance spéciale du 20 janvier
Nouvelle Vague
Échange entre Antoine de Baecque et Jiao Rui
Présenté en compétition au 78ᵉ Festival de Cannes en 2025, puis sélectionné la même année aux festivals internationaux de Busan et de San Sébastien, Nouvelle Vague de Richard Linklater est une véritable lettre d’amour au Cinéma et à ce mouvement en particulier, retraçant le tournage de l’un de ses films les plus emblématiques, À bout de souffle de Jean-Luc Godard.
Cette séance spéciale marquera la première projection en Chine. La projection sera suivie d’un temps fort avec Antoine de Baecque, conseiller scientifique du film, animé par Jiao Rui, avant un moment privilégié de dédicaces de ses ouvrages.
Dans le prolongement de l’esprit de la Nouvelle Vague française, Richard Linklater a fait le choix de confier les rôles principaux à des acteurs encore inconnus. C’est ainsi que Guillaume Marbeck fait ici ses débuts dans un premier rôle en incarnant Jean-Luc Godard.
Pour le casting des figures emblématiques de la Nouvelle Vague, le jury a retenu Aubry Dullin pour interpréter Jean-Paul Belmondo. Victor Belmondo, petit-fils de l’acteur, avait également auditionné pour le rôle de son grand-père, sans être finalement sélectionné.
(Fr) Date de publication: 31 December 2025