Cinéma

Ce qu’il faut retenir du 79e Festival de Cannes

Le cinéma français et chinois à 79e édition du Festival de Cannes

© Andreas Rentz – Getty Images

 

La 79e édition du Festival de Cannes s’est tenue du 12 au 23 mai 2026 et le jury des longs métrages a annoncé les œuvres et talents lauréats des différents prix lors de la cérémonie de clôture le samedi 23 mai, récompensant à cette occasion de nombreuses productions et coproductions françaises. Si la création cinématographique chinoise n’était pas représentée cette année au sein de la compétition officielle, elle s’est néanmoins illustrée à travers des œuvres remarquées dans les autres sections.

 

Le réalisateur Cristian Mungiu et les acteurs du film Fjord © Stephane Cardinale – Corbis Getty Images

 

Les prix les plus prestigieux de la compétition officielle ont été attribués cette année à des coproductions françaises : la Palme d’or a ainsi été décernée à Fjord de Cristian Mungiu (coproduction entre la Roumanie, la France, la Norvège, la Suède et le Danemark), le Grand Prix à Minotaure d’Andreï Zviaguintsev (France, Allemagne et Lettonie, par ailleurs librement adapté de La Femme Infidèle de Claude Chabrol, projeté en juin à l’Institut français de Pékin), et le Prix de la mise en scène à deux films ex-aequo : La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi (Espagne et France), et Fatherland de Pawel Pawlikowski (Pologne, Allemagne, Italie et France).

 

 

Emmanuel Marre (Notre Salut) © REUTERS

 

Le Prix du Scénario a été attribué au réalisateur français Emmanuel Marre pour Notre Salut, saisissant et singulier portrait d’un employé du personnel administratif du régime de Vichy. Les Prix d’interprétation Féminine et Masculine ont récompensé quant à eux des talents français avec, respectivement, Virginie Efira (ex-aequo avec son homologue Tao Okamoto pour Soudain de Ryusuke Hamaguchi) et Valentin Campagne (ex-aequo avec son homologue Emmanuel Macchia pour Coward de Lukas Dhont).

 

 

 

Virginie Efira et Tao Okamoto (Soudain) © REUTERS

 

Emmanuel Macchia et Valentin Campagne (Coward) © Jean-Louis Hupe FDC

 

 

La création française a été récompensée sous toute ses formes, avec notamment la Palme d’or du meilleur court-métrage attribuée à Para Los Contricantes de Federico Luis (Chili, Mexique, France) et une Mention spéciale du jury pour l’Œil d’or du meilleur documentaire à Tin Castle d’Alexander Murphy (France, Irlande), ainsi que de multiples distinctions au sein de la sélection Un Certain Regard (dont le Prix Spécial du Jury pour le film d’animation franco-belge Le Corset de Louis Clichy).

La création cinématographique chinoise a elle aussi été mise en lumière, et ce à travers deux œuvres très différentes : Torino Shadow, court-métrage présenté en séance spéciale qui a marqué le retour au festival du célèbre réalisateur Jia Zhangke, attestant de l’inventivité toujours constante de ce grand maître du cinéma, ne cessant de surprendre et d’éblouir ; et La Deuxième Fille, premier long métrage de la réalisatrice Zou Jing (coproduction Chine, France), présenté à la Semaine de la Critique et récompensé du Prix Fondation GAN pour la diffusion (permettant d’accompagner et de promouvoir la sortie du film en salle en France), qui dépeint à l’aide d’une mise en scène particulièrement sensible le parcours d’une jeune fille contrainte de grandir entre plusieurs familles, en quête d’appartenance, d’amour et de sa propre voie.

Le Festival aura cette année encore permis de promouvoir le meilleur de la création cinématographique internationale au sein de ses différentes sections et catégories.

 

© Amélie Canon – FDC

Date de publication: 2 juin 2026