À travers le monde, la dentelle s’est développée selon une grande diversité de techniques, de traditions et d’esthétiques, façonnées au fil des siècles. Traditionnellement utilisée pour l’habillement et les accessoires d’ameublement, elle inspire encore de nombreux artistes et créateurs à imaginer des créations toujours plus contemporaines et innovantes.
En France, elle constitue un savoir-faire textile d’excellence, particulièrement prisé par les maisons de haute couture et de luxe. Chaque territoire dentellier a développé ses propres gestes, outils, traditions et esthétiques. Aujourd’hui, deux grandes techniques se distinguent en France : la dentelle mécanique et la dentelle manuelle.

Leavers 织机 Métier Leavers © Adobe Stock
La dentelle de Calais-Caudry se distingue par son mode de fabrication : elle est réalisée sur des métiers Leavers, d’imposantes machines de plus de dix tonnes conçues au XIXᵉ siècle. Originaires d’Angleterre, ces métiers sont introduits en France à partir de 1816. Aujourd’hui, le label Dentelle de Calais-Caudry® garantit l’origine et la qualité de ces dentelles, produites selon un cahier des charges précis. Elles sont notamment utilisées par de grandes maisons internationales de haute couture, de prêt-à-porter de luxe, de lingerie et de corseterie.
La fabrication de cette dentelle repose sur un processus complexe qui mobilise de nombreux métiers d’art, traditionnellement appelés « métiers à tulle ». Chacun intervient à une étape précise de sa réalisation et contribue à la qualité et au caractère d’exception de la dentelle de Calais-Caudry. Parmi eux, le tulliste, qui conduit le métier Leavers, le metteur en carte, qui traduit le dessin de dentelle en données permettant de programmer la machine, le visiteur, chargé de repérer les éventuels défauts du tissu, ou encore le styliste, qui intervient dans l’ennoblissement de la dentelle en fonction du projet.

Technique du Point d’Alençon © Mobilier national,Yvan Moreau
Inscrit depuis 2010 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), le savoir-faire du Point d’Alençon désigne une technique de dentelle à l’aiguille entièrement réalisée à la main. Sa confection est assurée par des dentellières, qui exécutent sur parchemin une succession de points bouclés selon un processus long, complexe et d’une grande précision. Héritée du XVIIᵉ siècle, cette technique particulièrement minutieuse était à l’origine destinée à l’ornement des vêtements et accessoires de la noblesse et du haut clergé.
Aujourd’hui, l’Atelier national du Point d’Alençon est rattaché à l’établissement public Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national. Il œuvre à la préservation et à la transmission de ce savoir-faire d’exception, tout en l’inscrivant dans la création contemporaine à travers des collaborations avec des artistes et des designers. Ces échanges permettent de renouveler les usages de la dentelle, d’explorer de nouveaux matériaux et de développer des pièces et des objets qui font dialoguer patrimoine et création contemporaine.

L’œuvre Réseau de l’artiste Tsuyu Bridwell, réalisée en collaboration avec l’Atelier national de la dentelle d’Alençon. Elle représente vingt papillons en origami et en dentelle au Point d’Alençon. ©Tsuyu Bridwell, Isabelle Bideau

勒皮昂沃莱蕾丝制作使用的线轴 Fuseaux du Puy-en-Velay. © Le Puy-en-Velay Tourisme
La dentelle du Puy-en-Velay repose sur l’utilisation de nombreux fuseaux en bois, qui permettent d’entrelacer les fils pour former des motifs parfois très complexes. Inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France, cette technique manuelle était traditionnellement employée pour orner les vêtements de la noblesse et du haut clergé, mais aussi les costumes populaires. Sa réalisation est également confiée à des dentellières, dont les gestes, les outils et la formation diffèrent toutefois de ceux propres au Point d’Alençon.
L’Atelier Conservatoire National de la Dentelle du Puy-en-Velay, créé en 1976 et rattaché depuis 2025 aux Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national, participe à la sauvegarde et au renouvellement de l’art de la couture française. Il accompagne la transmission du savoir-faire en favorisant le dialogue avec la création contemporaine et la mode. Les œuvres réalisées par les dentellières sont ensuite présentées dans le cadre d’expositions, de projets artistiques contemporains et de lieux institutionnels.

Projet Corail Artefact du plasticien Jérémy Gobé, présenté lors de l’exposition universelle de Dubaï en 2021. Représente une branchie de corail, ornée de dentelle du Puy-en-Velay, afin de faciliter la régénération du corail naturel dans les fonds marins. © Jérémy Gobé – 摄影:Aaron Castillo
En France, il existe deux principales voies pour se former dans ce domaine : des formations supérieures en design permettant d’explorer le textile, les matériaux et différents savoir-faire et des formations professionnelles spécialisées en Arts de la dentelle.
Selon le niveau d’études, les principaux diplômes sont :
Les formations sont dispensées principalement en français. Une bonne maîtrise du français est donc indispensable pour suivre les enseignements et se présenter aux examens.
Les conseillers de Campus France Chine proposent des entretiens d’orientation gratuits pour vous accompagner dans le choix de votre formation, de votre établissement et dans la préparation de votre projet d’études en France. N’hésitez pas à prendre rendez-vous via mini-programme avec l’un de nos conseillers.


La région du Centre-Val de Loire est célèbre dans le monde pour sa richesse historique et culturelle et ses plusieurs centaines de châteaux d’exception tels que celui de Chenonceau, de Chambord ou encore de Blois, qui témoignent de la splendeur de la Renaissance. Elle est également reconnue pour ses paysages ruraux paisibles, comme ceux du Berry où George Sand puisait son inspiration en écrivant La Mare au Diable.

La Mare au Diable est l’un des romans les plus célèbres de George Sand. Il suit la rencontre entre un laboureur – veuf et père de trois enfants – et une jeune bergère, chacun pressé par leurs parents respectifs de quitter leur village, l’un pour chercher une épouse, l’autre pour trouver du travail. Germain et Marie décident de voyager ensemble, à travers la campagne du Berry, l’une des régions du Centre-Val de Loire. Le récit est profondément ancré dans la vie rurale de cette région, ses forêts, ses champs, et ses villages.
Ce livre est paru dans plusieurs éditions en France comme en Chine.
« Voyez donc la simplicité, vous autres, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans dans ce qu’ils ont de bon et de vrai : vous les verrez un peu dans mon livre, vous les verrez beaucoup mieux dans la nature. »
Extrait de La Mare au Diable de George Sand

George Sand (1804-1876) est l’une des figures majeures de la littérature française du XIXᵉ siècle et une autrice profondément attachée au Berry, où elle vécut une grande partie de sa vie. Les paysages, les traditions et la vie rurale de cette région ont inspiré plusieurs de ses œuvres les plus célèbres, dont La Mare au Diable (1846), La Petite Fadette (1849), Les Maîtres sonneurs (1853) ou encore Marianne (1875), adapté au cinéma en 2025.
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La Mare au Diable de George Sand, et d’autres livres sur le Centre-Val de Loire sont disponibles à la Médiathèque et à L’Arbre du Voyageur à l’Institut français de Pékin.
Une région riche de 484 châteaux, dont celui de Chambord, de Chenonceau et de Cheverny, qui a inspiré Hergé pour le château du Capitaine Haddock dans la série de bande dessinée Tintin.

舍农索城堡 Château de Chenonceau © ekow.flow
L’une des plus grandes cathédrales gothiques de France, datant du XIIIᵉ siècle, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éduction, la science et la culture).

沙特尔圣母院大教堂,卡米耶·柯罗,1830
La Cathédrale de Chartres, Camille Corot, 1830
Ville historique au bord de la Loire, célèbre pour ses quais, ses ruelles anciennes et son patrimoine lié à Jeanne d’Arc, qui libéra la ville assiégée par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, au début du XVᵉ siècle.

© ekow.flow
Spécialité à base de porc célébrée par Balzac et Proust.


Plongez au cœur de l’œuvre de George Sand grâce à l’exposition George Sand, 150 ans de modernité, 1876-2026, visible dans plusieurs lieux à travers la Chine ! À l’Alliance Française de Pékin, l’exposition est visible jusqu’au 8 octobre, en entrée libre. Les panneaux de l’exposition sont en français en en chinois. Retrouvez également l’exposition dans les Alliances Françaises de Kunming, Dalian, Tianjin, Wuhan et Nankin. Rendez-vous sur leurs réseaux sociaux pour plus d’informations.
Fine, blanche et translucide, la porcelaine habille aussi bien les usages du quotidien que les palais, les restaurants gastronomiques et les collections d’art. En France, deux territoires en incarnent particulièrement l’excellence : Sèvres, où la manufacture nationale associe savoir-faire d’exception et création contemporaine au service de projets patrimoniaux, commandes publiques et collaborations avec des créateurs contemporains ; et Limoges, où un écosystème de manufactures et d’ateliers continuent de faire vivre une économie de la porcelaine dans les arts de la table, la décoration, le luxe, le design et la création artistique.

Fondée en 1740 sous le règne de Louis XV, la Manufacture de Sèvres est l’une des plus anciennes institutions françaises consacrées à l’art de la porcelaine. D’abord royale, puis impériale sous Napoléon Iᵉʳ et Napoléon III, elle devient nationale sous la Troisième République. Aujourd’hui, elle est à la fois une manufacture publique, un lieu de création et un conservatoire vivant des métiers de la porcelaine.
À quelques kilomètres de Paris, elle réunit des artisans d’art qui maîtrisent des techniques rares : modeleurs, mouleurs, tourneurs, sculpteurs, émailleurs, peintres, décorateurs, doreurs ou spécialistes des couleurs. Chaque pièce porte les marques de la Manufacture, qui permettent d’identifier leur période de fabrication ainsi que les céramistes ayant contribué à sa réalisation.

Vase Gensoli n°11 de Pierre Soulages réalisé en 2000 par la Manufacture nationale de Sèvres. Créé à la demande de la Présidence de la République, il fut remis par Jacques Chirac au Grand Prix de Sumo de Tokyo. Son intérieur est recouvert de 400 grammes d’or pur 24 carats.
©Manufactures nationales
La Manufacture ne se limite pas à la transmission des savoir-faire anciens. Sèvres est avant tout un lieu de recherche et d’expérimentation, où artistes et designers invités peuvent s’appuyer sur le répertoire historique pour le réinterpréter ou le confronter à de nouvelles pratiques afin d’imaginer des œuvres inédites. Par la diffusion de ses œuvres dans les collections nationales, les institutions publiques, les ambassades et les lieux de pouvoir, Sèvres joue un rôle particulier dans la représentation de la France.

La Manufacture ne se limite pas à la transmission des savoir-faire anciens. Sèvres est avant tout un lieu de recherche et d’expérimentation, où artistes et designers invités peuvent s’appuyer sur le répertoire historique pour le réinterpréter ou le confronter à de nouvelles pratiques afin d’imaginer des œuvres inédites. Par la diffusion de ses œuvres dans les collections nationales, les institutions publiques, les ambassades et les lieux de pouvoir, Sèvres joue un rôle particulier dans la représentation de la France.

Haviland Limoges Chine, collection de vaisselle Cavalier Royal ©Haviland
Depuis la découverte du kaolin (argile blanche servant à la fabrication de la céramique) à Saint-Yrieix-la-Perche en 1765, Limoges s’est imposée comme le centre français de production porcelainière. Sous l’impulsion de Turgot, homme politique et économiste français alors intendant du Limousin, puis avec la création de manufactures royales au XVIIIᵉ siècle, la ville acquiert une renommée internationale.
Aujourd’hui, la porcelaine demeure profondément ancrée dans l’identité du territoire. Limoges et ses environs accueillent manufactures, ateliers, entreprises, créateurs, centres de recherche et établissements de formation qui perpétuent et renouvellent cet héritage. Des maisons historiques comme Bernardaud, Haviland ou Royal Limoges travaillent pour les particuliers, les grandes maisons de luxe, les restaurants, les institutions ou les créateurs contemporains.

Lithophanie LED Fleurs de tulipier en biscuit de porcelaine de Bernardaud. ©BernardaudLithophanie
Ce territoire rassemble une grande diversité de métiers et de savoir-faire : dessinateurs, modeleurs, mouleurs, sculpteurs, décorateurs, peintres, émailleurs, doreurs ou techniciens spécialisés interviennent dans des contextes allant de l’atelier d’art à la manufacture. Cette richesse permet à la porcelaine de Limoges d’évoluer et de s’adapter à de nouveaux usages. Aux côtés des traditionnels services de table et des objets décoratifs se développent aujourd’hui des bijoux, des œuvres monumentales, des pièces de design ou des créations sur mesure. La porcelaine participe également à l’identité visuelle de la ville, présente dans l’espace public à travers des décors architecturaux, des œuvres urbaines ou des éléments de mobilier. Plus qu’une activité économique, elle constitue ainsi un véritable écosystème culturel et artisanal, où patrimoine, innovation et création contemporaine dialoguent en permanence.

© Musée National Adrien Dubouché
À Limoges, le Musée national Adrien Dubouché offre un regard privilégié sur l’histoire et la richesse des arts céramiques. Il conserve la collection publique la plus riche au monde de porcelaine de Limoges et présente, à travers ses collections, les grandes étapes de l’histoire de la céramique, de l’Antiquité jusqu’à la création contemporaine. Réunissant près de 18 000 œuvres, dont environ 5 000 sont exposées, le musée met en lumière la diversité des techniques, des usages et des formes qui ont façonné cet art au fil des siècles.

Quelles formations ?
Les études supérieures en céramique sont proposées principalement dans trois types d’établissements :
Quels diplômes délivrés ?
Trois principaux diplômes permettent de se spécialiser en céramique :
Quels établissements ?
Les deux établissements ci-dessous proposent une spécialisation diplômante explicitement en céramique, tandis que d’autres écoles d’art offrent également des ateliers ou enseignements de céramique intégrés à des cursus plus généraux.
Plusieurs lycées/écoles supérieures d’art appliqué proposent également un DN MADE mention Matériaux, avec un parcours ou une spécialisation en céramique.
Langue d’enseignement
Conditions d’admission
Les conseillers de Campus France Chine proposent des entretiens d’orientation gratuits pour vous accompagner dans le choix de votre formation, de votre établissement et dans la préparation de votre projet d’études en France. N’hésitez pas à prendre rendez-vous via mini-programme avec l’un de nos conseillers.

Pour plus d’information sur les études artistiques en France, vous pouvez aussi consulter la fiche de spécialité « design » de Campus France Chine.
Les lauréats de la deuxième édition du programme « En Amateur – 爱好者计划 » viennent d’être dévoilés. Sélectionnés parmi 43 candidatures, les dix projets lauréats pourront bénéficier du soutien de l’Institut français de Chine dans leur mise en œuvre et rythmeront une nouvelle année de créations et d’échanges franco-chinois autour des pratiques amateur.
Chorales, musique de chambre, podcast littéraire, spectacle d’improvisation théâtrale ou clubs de rencontres autour de la France : ces projets reflètent la diversité et le dynamisme des pratiques culturelles amateurs en Chine.
Lancé en 2025 par l’Institut français de Chine, le dispositif « En Amateur – 爱好者计划 », unique programme du genre du réseau culturel français à l’étranger, a déjà accompagné plus d’une trentaine d’initiatives à travers la Chine continentale, contribuant ainsi au renforcement des échanges culturels et humains entre la France et la Chine.
En ligne
Pékin
Shanghai
Shenzhen
Harbin

Les champs de lavande de Provence sont célèbres dans le monde entier. Mais saviez-vous que cette région du Sud-Est de la France possède également un patrimoine historique, naturel et culturel exceptionnel ? Ses villes et ses villages, colorés et animés, ses habitants et ses paysages ont inspiré de nombreux artistes, donnant naissance à des œuvres qui leur rendent hommage, dont celle qui nous fait voyager aujourd’hui : L’Homme qui plantait des arbres (1954) de Jean Giono.

L’Homme qui plantait des arbres (1954)

En 1953, le romancier Jean Giono, âgé d’une soixantaine d’années, répond à une question de la revue américaine Reader’s Digest : « Quel est l’homme le plus extraordinaire que vous ayez rencontré ? » Sa réponse tient en deux mots : Elzéard Bouffier, un berger de Haute-Provence. L’histoire de cet homme deviendra sous la plume de Jean Giono une courte nouvelle dont le titre prendra la forme d’une parabole : L’Homme qui plantait des arbres. Ce texte d’une vingtaine de pages raconte comment, au milieu de sa vie, un berger solitaire s’est évertué à planter des chênes, des hêtres, ou des bouleaux dans un paysage de moyenne-montagne désertique et ce, entre les années 1910 et la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Ode écologiste et humaniste, cette nouvelle capture la beauté de la nature et des paysages méditerranéens. Traduit dans une cinquantaine de langues, ce livre est paru dans plusieurs éditions en France comme en Chine.

« Le hameau comptait désormais vingt-huit habitants dont quatre jeunes ménages. Les maisons neuves, crépies de frais, étaient entourées de jardins potagers où poussaient, mélangés mais alignés, les légumes et les fleurs, les choux et les rosiers, les poireaux et les gueules-de-loup, les céleris et les anémones. (…) Sur les flancs abaissés de la montagne, je voyais de petits champs d’orge et de seigle en herbe ; au fond des étroites vallées, quelques prairies verdissaient. »
Extrait de L’Homme qui plantait des arbres, Jean Giono
Jean Giono

Originaire de Manosque, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, Jean Giono est un écrivain et cinéaste français du XXᵉ siècle qui a consacré une grande partie de son œuvre à la Provence, à ses paysages et à ses habitants, notamment le premier roman qu’il a publié, Colline (1929), Regain (1930, adapté au cinéma par Marcel Pagnol), ou encore Jean le Bleu (1932).
L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono, et d’autres livres sur la Provence sont disponibles à la Médiathèque et à L’Arbre du Voyageur à l’Institut français de Pékin.
Les incontournables de la Provence
Nice
Emblématique de la Côte d’Azur, la ville accueille chaque année sur la Promenade des Anglais le Carnaval de Nice.


Marseille
Ville cosmopolite et vibrante, célèbre pour son Vieux-Port et ses calanques.


Aix-en-Provence
La ville des calissons au pied de la montagne Sainte-Victoire peinte par Paul Cézanne.


Arles
Cœur culturel où ont lieu chaque année les Rencontres de la photographie, et ville antique peinte par Vincent Van Gogh.



Grande célébration estivale, la Fête de la Musique revient en Chine pour sa 18e édition du 17 au 28 juin dans neuf villes : Pékin, Shanghai, Ningbo, Chengdu, Wuhan, Changsha, Shenyang, Shunde et Shenzhen. Rendez-vous en fin d’article pour découvrir la programmation nationale et les informations d’inscription pour les concerts à Pékin.
Cette édition sera l’occasion pour le public de découvrir six groupes émergents venus de France et aux styles éclectiques lors de concerts gratuits : la dread pop lumineuse de SPELIM, le groove envoûtant de Frieda, l’expérimentation visuelle et sonore de Meule, la pop alternative originale de crenoka, le rock électro hybride de Carmen Sea et la transe polyrythmique mêlant jazz et pop-rock de BØL. Particulièrement enthousiastes à l’idée de découvrir la Chine et de pouvoir créer du lien avec le public, les groupes iront également à la rencontre de leurs auditeurs chinois lors de temps d’échanges et de moments de convivialité avec des étudiants et apprenants de la langue française. Plusieurs artistes chinois se joindront également à eux lors des festivités.
Neuf villes, six groupes, des dizaines de concerts et tout autant d’occasions de partage : en juin laissez-vous porter par les rythmes de la Fête de la Musique !

© Droit Réservé
BØL poursuit une musique massive, brûlante, vibrante, faite de débauche d’énergie, de rythmes obsessifs et d’écrins contemplatifs, pour emporter les publics dans la transe. Une musique du corps où l’on s’égare jusqu’à perdre la trace, afin de noyer les frontières dans une avalanche de sons bruts.
Lauréat de la première session du FAIR (Fonds d’action et d’initiative rock) en 2024, du 46ᵉ concours national de La Défense Jazz Festival et de la fédération OCCIJAZZ (Réseau Jazz en Occitanie) en 2023, BØL propose à travers son premier album WHERE GLITTER GOES une musique radicalement tournée vers la transe. Un espace dans lequel cohabitent les transes hallucinatoires de Glass Beam et Édredon Sensible, les couleurs suspendues de Radiohead, le rock progressif de Tool et La Jungle, le minimalisme de Steve Reich et la fureur de Nout.

© ninahasni
Carmen Sea est un trio instrumental : violon, guitare, batterie. À la frontière du rock et de la musique électronique, le groupe défend une musique radicale et tendue, où la production électronique se mêle aux instruments. Sur scène, le live est pensé comme un bloc continu, à la frontière du concert et de l’expérience club. Inspiré par les sonorités de SebastiAn, Boys Noize ou Jackson And His Computer Band, Carmen Sea construit une forme hybride, entre l’intensité d’un live de Justice et l’émotion immersive d’un album de Jon Hopkins. Avec leur premier single « NothingMakesMeSpecial_ », le trio annonce un nouveau projet très produit et sans compromis, où la fragilité côtoie la saturation.

© Droit Réservé
crenoka n’est pas une nouvelle venue, c’est une ancienne fugueuse qui revient avec un plan. Après avoir écumé les routes, les formations collectives (Thé Vanille, Boys in Lilies), et les projets hybrides et bricolés, Nastasia Paccagnini a taillé son propre sentier, à la machette. Depuis 2019, elle sculpte un son qui n’a pas peur de déborder : pop alternative pour cœurs en surcharge, synthés 90s, autotune doux, beats secs et aveux crus. Chez elle, l’écriture musicale prend la forme d’un journal intime cadencé, conçu non pour séduire, mais pour survivre. Elle parle solitude, charge mentale, féminité cabossée, colère douce, désirs trop grands pour le corps qu’elle habite, le tout avec une sincérité qui grince et une mélancolie qui danse.

© 2025 DLS RECORDS
Frieda incarne une pop d’un genre nouveau, où parée d’une allure de diva théâtrale, elle chante avec grandiloquence, les maux qui la rongent, nous offrant un miroir criant sur nos petites voix intérieures. Entre gospel, hip hop et chanson à textes, Frieda c’est un peu l’alliance audacieuse entre la profondeur soul de Lauryn Hill, l’esprit novateur de Missy Elliott et la sincérité percutante de Stromae. Théâtrale, puissante et émouvante, elle explore avec sincérité toutes les facettes de la liberté.

© Julien Poulain
Meule, groupe expérimental originaire de Tours, a captivé le public grâce à sa mise en scène unique : à l’avant de la scène, deux batteries se font face, partageant une seule grosse caisse ; à l’arrière, un immense synthétiseur modulaire, piloté par le guitariste, domine la salle. Meule n’est pas seulement un spectacle visuel, c’est aussi un ovni dans le monde de la musique. Le groupe est composé de Valentin Pedler, Dorris Biayenda et Marine Flèche. Grâce à des arrangements instrumentaux uniques, ils créent un voyage sonore mêlant krautrock, post-punk, garage rock, électro et psychédélisme. Le groupe n’hésite pas à proposer des morceaux de longue durée, construisant un univers musical profond à travers de vastes paysages sonores.

© Arpheno
SPELIM, anagramme de « simple », est un artiste passionné qui dévoile son premier album In Art We Trust, fruit de trois ans de tournées et de rencontres artistiques variées. Multi-instrumentiste et créatif touche-à-tout, il explore la musique comme un tout, mêlant pop tribale, reggae, électro et soul. Son univers, qu’il façonne avec exigence et générosité, respire le partage et l’émotion. Lumineux et positif, accompagné de trois musiciens, il célèbre l’art sous toutes ses formes, offrant une expérience musicale intense et fédératrice. Son moteur ? Le sourire et l’énergie du live.


La dixième édition de la WePlay Expo, le plus grand salon dédié aux jeux vidéo indépendants en Chine, se tiendra les 21 et 22 novembre au Centre national des expositions et des congrès de Shanghai.
Avec le soutien de l’Institut français à Paris, l’ambassade de France en Chine y organise un Pavillon Game France qui réunira 10 studios français autour d’un espace mutualisé, leur permettant de gagner en visibilité auprès du public et des acteurs de l’industrie en Chine.
Business France invitera des acheteurs et éditeurs-distributeurs à la rencontre des participants sur le pavillon ; une soirée networking avec des entreprises et partenaires chinois sera également organisée.
Les frais liés à l’organisation et à la mise à disposition du Pavillon Game France, à la participation au salon WePlay Expo, aux activités proposées par Business France ainsi qu’à l’hébergement des dix participants sur place sont pris en charge par l’organisateur.
Retrouvez toutes les informations détaillées dans l’appel à candidatures WePlay
Les studios intéressés doivent adresser leur candidature via le formulaire en ligne jusqu’au mardi 14 juillet 2026 inclus.
Les candidatures retenues seront communiquées en août.
Dates : Présence sur place requise du jeudi 19 novembre au lundi 23 novembre 2026
Lieu : Centre national des expositions et des congrès de Shanghai
Informations complémentaires : WePlay Expo
Opération soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Institut français dans le cadre de la stratégie pour l’export des Industries Culturelles et Créatives à l’International.
Cet événement est labellisé Game France, opéré par le CNC.

Alban Turquois et Li Yichen, lauréats 2026 de l’appel à projets en métiers d’art
L’ambassade de France en Chine est heureuse d’annoncer les 2 lauréats 2026 des résidences croisées en métiers d’art organisées en partenariat avec les Manufactures nationales !
À l’automne 2026, pendant 3 mois, Alban Turquois, artiste céramiste français, partira à la découverte de la ville de Jingdezhen, capitale mondiale de la porcelaine, et Li Yichen, artiste et sculpteuse chinoise, partira à la découverte des Manufactures nationales à Paris et en région. Ils auront l’occasion de s’immerger dans les paysages culturels locaux, d’interagir avec des professionnels et des artisans et de créer un échange autour des savoir-faire des deux pays dans un environnement stimulant.

Alban Turquois durant la résidence
« Faire Céramique & Cuisson Anagama » en 2024
© Claire Hannicq
Artiste céramiste français basé à Strasbourg, Alban Turquois développe une pratique à la croisée de la recherche matérielle, de l’enquête et de l’expérimentation plastique. Diplômé de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg en 2021, il a été sélectionné pour son projet de recherche consacré aux transformations des matériaux céramiques, en particulier celles du calcium et du kaolin.
À gauche : Terres de rencontres, plâtre, grillage, bois, argiles récoltées, 160x210x130 cm, 2019
À droite : Exposition personnelle autour de la recherche des lustres éosines développés par la manufacture Zsolnay de Pécs en Hongrie
Sa démarche repose sur une attention fine portée aux matières, à leur origine et à leur devenir. À travers des pratiques de collecte, d’observation et d’expérimentation, Alban Turquois explore la manière dont certains matériaux, souvent rendus invisibles par les processus de transformation, conservent en eux des récits géologiques, culturels et techniques.

À la recherche d’Éos, plâtre, céramiques émaillées, bois, carton, filasse, dimensions variables, 2024, Présenté au CEAAC à StrasbourgYichen Li
À travers cette résidence, Alban Turquois poursuivra ainsi une recherche sensible sur les transformations de la matière et sur la manière dont celle-ci peut révéler des continuités entre passé et présent. Il aura l’opportunité de partir à la découverte de Jingdezhen et des métiers d’art chinois, tout en bénéficiant d’un accompagnement professionnel et artistique dans la réalisation de son projet de recherche.

Diplômée du Royal College of Art de Londres (2023), Li Yichen est une artiste sculptrice chinoise. Elle a été sélectionnée pour sa recherche exigeante sur la perception de l’espace, où elle explore la manière dont formes, matières et objets façonnent notre expérience sensible du monde.
En travaillant le bois et en utilisant le paravent comme support, Li Yichen donne une forme concrète aux rythmes de la peinture à l’encre et aux images poétiques de la poésie classique chinoise. Plus qu’un simple objet, le paravent devient chez elle un espace de transition, à la fois ouvert et dissimulé, où se joue la relation entre l’intime et le monde extérieur. Son travail prolonge ainsi la tradition du jardin oriental, tout en l’inscrivant dans un dialogue contemporain où les formes classiques se réinventent à travers de nouveaux matériaux, de nouveaux usages et une sensibilité résolument actuelle.
À gauche : Zhilan — A Glance in Urban Garden, X Museum, Shanghai, Chine
À droite : Wandering in the Garden, Waking from a Dream · Taihu Stone Screen · Time lingers at twilight, orme de Sibérie, bois ancien, acrylique, feuille d’or 24 carats, 188×256×5 cm, 2024, unique
Son travail a été distingué par plusieurs récompenses en Chine et à l’international dont le NEXT Prize Runner-up Award in Sculpture Design, décerné par le siège français de CHANEL, le prix Woodworker of the Year dans le cadre des Heritage Crafts Awards de la UK Heritage Crafts Association, ainsi que la bourse du gouvernement chinois pour les talents artistiques attribuée par le China Scholarship Council.
Durant sa résidence au sein des Manufactures nationales françaises, Li Yichen partira à la découverte des métiers d’art français à Paris et en région, tout en bénéficiant d’un accompagnement professionnel et artistique sur mesure. Elle développera une recherche consacrée aux logiques spatiales du design d’intérieur français : la manière dont les tapis délimitent les zones d’activité du corps, dont le mobilier crée des points d’arrêt, d’orientation ou d’ancrage visuel, ou encore dont les textiles et la dentelle modulent les relations entre le visible et l’invisible, le proche et le lointain.

Wandering in the Garden, Waking from a Dream · Dancing Swing in the Backyard of Tranquility, frêne d’Amérique du Nord, acrylique, 230×260×120 cm, 2024, unique, collection privée
Le programme de résidences croisées en métiers d’art
Annoncé par le président de la République française à l’occasion de sa visite d’État à Pékin en avril 2023, ce programme de résidence offre chaque année à deux designers ou artisans d’art – un Français et un Chinois – l’opportunité de réaliser une résidence de recherche de trois mois dans le champ des métiers d’art : en France, au sein des Manufactures nationales, pour le lauréat chinois ; et à Jingdezhen, ville mondialement reconnue pour sa porcelaine, pour le lauréat français. \
Ce programme s’inscrit dans le développement des échanges et de la coopération dans le domaine des métiers d’art entre la France et la Chine, deux pays avec une tradition forte et des savoir-faire d’excellence. La résidence répond également au plan stratégique en faveur des métiers d’art des ministères français de la Culture et de l’Économie (Métiers de la main, métiers de demain, métiers d’Art), en ce qu’elle valorise les institutions, les acteurs et les spécificités de l’artisanat français.
Lisa Gisselbrecht
Directrice adjointe de la Manufacture nationale de Sèvres
Juliette Pénélope Pépin
Artiste basée en France, lauréate de la deuxième édition du Programme de résidence à Jingdezhen organisée par l’ambassade de France en Chine et l’Université Céramique de Jingdezhen
Su Dan
Directeur adjoint du Musée national des métiers d’art chinois et Professeur à l’Université Tsinghua de Pékin
Zhang Lei
Co-fondateur de PINWU Design Studio à Hangzhou
Aude Urcun Brunel
Attachée culturelle de l’ambassade de France en Chine
Thomas Penot
Attaché culturel du Consulat de France à Wuhan
Découvrez les lauréats des années précédentes dans le carrousel ci-dessous.
Le cinéma français et chinois à 79e édition du Festival de Cannes

© Andreas Rentz – Getty Images
La 79ᵉ édition du Festival de Cannes s’est tenue du 12 au 23 mai 2026 et le jury des longs métrages a annoncé les œuvres et talents lauréats des différents prix lors de la cérémonie de clôture le samedi 23 mai, récompensant à cette occasion de nombreuses productions et coproductions françaises. Si la création cinématographique chinoise n’était pas représentée cette année au sein de la compétition officielle, elle s’est néanmoins illustrée à travers des œuvres remarquées dans les autres sections.

Le réalisateur Cristian Mungiu et les acteurs du film Fjord © Stephane Cardinale – Corbis Getty Images
Les prix les plus prestigieux de la compétition officielle ont été attribués cette année à des coproductions françaises : la Palme d’or a ainsi été décernée à Fjord de Cristian Mungiu (coproduction entre la Roumanie, la France, la Norvège, la Suède et le Danemark), le Grand Prix à Minotaure d’Andreï Zviaguintsev (France, Allemagne et Lettonie, par ailleurs librement adapté de La Femme Infidèle de Claude Chabrol, projeté en juin à l’Institut français de Pékin), et le Prix de la mise en scène à deux films ex-aequo : La Bola Negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi (Espagne et France), et Fatherland de Pawel Pawlikowski (Pologne, Allemagne, Italie et France).

Emmanuel Marre (Notre Salut) © REUTERS
Le Prix du Scénario a été attribué au réalisateur français Emmanuel Marre pour Notre Salut, saisissant et singulier portrait d’un employé du personnel administratif du régime de Vichy. Les Prix d’interprétation Féminine et Masculine ont récompensé quant à eux des talents français avec, respectivement, Virginie Efira (ex-aequo avec son homologue Tao Okamoto pour Soudain de Ryusuke Hamaguchi) et Valentin Campagne (ex-aequo avec son homologue Emmanuel Macchia pour Coward de Lukas Dhont).

Virginie Efira et Tao Okamoto (Soudain) © REUTERS

Emmanuel Macchia et Valentin Campagne (Coward) © Jean-Louis Hupe FDC
La création française a été récompensée sous toute ses formes, avec notamment la Palme d’or du meilleur court-métrage attribuée à Para Los Contricantes de Federico Luis (Chili, Mexique, France) et une Mention spéciale du jury pour l’Œil d’or du meilleur documentaire à Tin Castle d’Alexander Murphy (France, Irlande), ainsi que de multiples distinctions au sein de la sélection Un Certain Regard (dont le Prix Spécial du Jury pour le film d’animation franco-belge Le Corset de Louis Clichy).
La création cinématographique chinoise a elle aussi été mise en lumière, et ce à travers deux œuvres très différentes : Torino Shadow, court-métrage présenté en séance spéciale qui a marqué le retour au festival du célèbre réalisateur Jia Zhangke, attestant de l’inventivité toujours constante de ce grand maître du cinéma, ne cessant de surprendre et d’éblouir ; et La Deuxième Fille, premier long métrage de la réalisatrice Zou Jing (coproduction Chine, France), présenté à la Semaine de la Critique et récompensé du Prix Fondation GAN pour la diffusion (permettant d’accompagner et de promouvoir la sortie du film en salle en France), qui dépeint à l’aide d’une mise en scène particulièrement sensible le parcours d’une jeune fille contrainte de grandir entre plusieurs familles, en quête d’appartenance, d’amour et de sa propre voie.
Le Festival aura cette année encore permis de promouvoir le meilleur de la création cinématographique internationale au sein de ses différentes sections et catégories.

© Amélie Canon – FDC
Appel à candidatures
25e Formation Fu Lei des traducteurs
« Traduire les livres jeunesse »

© Gaelle Bizeul
La 25e édition de la Formation Fu Lei des traducteurs se tiendra cet été et sera consacrée à la traduction des livres jeunesse.
Après plus d’un demi-siècle de développement, la littérature jeunesse française a forgé un style singulier, tant dans ses thématiques et ses formes narratives que dans sa conception éditoriale. Appréciée par les lecteurs français, elle connaît également un grand rayonnement sur le marché international du livre. Les éditeurs chinois manifestent eux-aussi un intérêt soutenu pour les livres jeunesse français : au cours des dix dernières années, les livres jeunesse ont représenté plus de la moitié des ouvrages français achetés par les éditeurs chinois.
La publication des livres jeunesse français en Chine repose en grande partie sur le travail des traducteurs. Parce que les enfants en sont les principaux lecteurs, la traduction présente aussi des défis spécifiques : quel langage adopter pour se rapprocher au mieux des modes de perception et d’expression des enfants ? Les livres jeunesse étant souvent lus à voix haute, comment préserver dans la traduction le rythme et la musicalité du texte ? Et comment traduire les textes d’un album jeunesse afin qu’ils dialoguent avec les images ?
Pour explorer ces questions, l’ambassade de France en Chine a invité six experts investis de longue date dans le domaine du livre jeunesse à intervenir comme formateurs. Traducteurs, auteurs, éditeurs ou chercheurs en littérature jeunesse, ils partageront leurs expériences et leurs points de vue. Grâce à ces approches complémentaires et à trois ateliers de traduction, les participants auront l’occasion d’acquérir une compréhension globale de la littérature jeunesse française et de réfléchir à une question essentielle : comment traduire un livre destiné aux enfants ?
La formation se tiendra du lundi 6 au mercredi 8 juillet 2026 à l’Institut français de Pékin. Nous recrutons dès à présent les traducteurs-stagiaires. Consultez les critères de sélection en fin d’article.
Présentation des formateurs

Solène Xie
Solène Xie est traductrice de littérature jeunesse, spécialiste des droits de livres jeunesse et conceptrice d’événements professionnels dans ce domaine. Elle collabore depuis de nombreuses années avec la Foire internationale du livre jeunesse de Shanghai et la Bibliothèque jeunesse de Shanghai pour la conception des événements, tout en contribuant à de nombreux projets de coopération internationale. Elle est notamment co-conceptrice pédagogique de la Masterclass d’illustration de livres pour enfants 2025–2026, soutenue par la fondation suisse Pro Helvetia, et a accompagné le programme de promotion internationale du livre jeunesse « Go ! Illustrators Hong Kong ». Parmi ses principales traductions figurent la série Barbapapa ainsi que le roman jeunesse Six contre un de Cécile Alix (Magnard Jeunesse, 2018).

A Jia
Auteur, traducteur, chercheur et promoteur de littérature jeunesse, A Jia est le premier lauréat chinois du Carle Honors – Bridge Award qui récompense des individus ou des institutions ayant trouvé des moyens innovants et inspirants pour faire découvrir l’art du livre illustré à un public élargi et mondial. Il est aussi fondateur du club de lecture Hongniba et animateur du podcast A Jia parle de livres. Il est l’auteur d’ouvrages de référence tels que Petite histoire de l’album jeunesse et Manuel de promotion de la lecture chez les enfants. Il a également créé plusieurs albums jeunesse, parmi lesquels Le Roi des bêtises A Pu, Le rêve du tennis – l’histoire de la championne Li Na et Nezha conquiert la mer. Traducteur prolifique, il a traduit plus de 370 albums jeunesse anglais.

Tang Ling
Rédactrice en chef de Jieli Publishing House, éditrice spécialisée en littérature jeunesse, Tang Ling a dirigé la conception éditoriale et la publication de nombreux livres jeunesse chinois et étrangers. Fondée en 1990, Jieli Publishing House est une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages destinés aux enfants et aux adolescents. En 2016, elle a reçu le Children’s & Young Adult Publisher Award, dans le cadre des International Excellence Awards organisés conjointement par la London Book Fair et la Publishers Association, devenant ainsi la première maison d’édition chinoise à remporter cette distinction. En 2020, elle a également obtenu le prix du meilleur éditeur jeunesse lors de la Bologna Children’s Book Fair. Au fil des années, Jieli Publishing House a introduit en Chine de nombreuses œuvres classiques de littérature jeunesse française, notamment les ouvrages de Claude Ponti, la série Barbapapa ainsi que les œuvres de Serge Bloch.

Sun Lili
Sun Lili évolue à la croisée de la littérature jeunesse et de l’éducation préscolaire, deux domaines qu’elle met en dialogue dans ses travaux de recherche et de création. Après avoir traduit plusieurs centaines d’albums jeunesse, elle a créé ses propres ouvrages, parmi lesquels Joyeux œuf !, la série Monsieur Li et Que faire quand on a le nez qui coule ?. Après plus de dix ans de recherche sur les albums jeunesse, elle a également publié plusieurs ouvrages théoriques, tels que Bienvenue au royaume des albums jeunesse, Les secrets de l’enfance cachés dans les albums jeunesse : la psychologie de l’enfant dans les albums et Lire avec les enfants à l’école maternelle. Autrice d’albums jeunesse formée en sciences de l’éducation et en psychologie de l’enfant, elle nourrit un souhait simple : que les enfants qui lisent ses albums aient spontanément envie de les raconter à leur tour.

Zhang Wen
Zhang Wen est enseignante-chercheuse à la Faculté des langues étrangères de l’Université de Pékin. Ses principaux domaines de recherche portent sur l’éthique de la traduction ainsi que sur la traduction et la réception de la littérature de jeunesse française. Parallèlement à ses activités d’enseignement, elle exerce également comme traductrice. Parmi ses ouvrages traduits figurent Lettres sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient de Denis Diderot, Sur la traduction de Paul Ricoeur et L’Épreuve de l’étranger. Culture et traduction dans l’Allemagne romantique d’Antoine Berman ; pour cette dernière traduction, elle a reçu le prix Fu Lei en 2021. Elle a également publié La littérature de jeunesse française : Théorie et pratique et une trentaine d’articles scientifiques.

Sophie Van der Linden
Romancière et critique littéraire indépendante, spécialiste reconnue de l’album jeunesse, autrice de nombreux ouvrages et articles de références, Sophie Van der Linden fait autorité dans le domaine de la littérature jeunesse. Souhaitant la diffusion à un large public de la création en littérature pour la jeunesse, elle a publié les guides Je cherche un livre pour un enfant (2011) et Tout sur la littérature Jeunesse (2021), chez Gallimard Jeunesse.
Programme de la formation
9:30 – 10:30
Mot de bienvenue de Sarah Briand, attachée Livre et Débat d’idées de l’ambassade de France en Chine
Introduction de Solène Xie, formatrice principale
Présentation des traducteurs-stagiaires
10:45 -12:00
L’art de la traduction de l’album jeunesse : regards croisés de créateur et de passeur
Intervenants : A Jia
12:00 – 14:00
Pause déjeuner
14:00 – 17:00
Atelier de traduction I
Intervenants : Solène Xie
9:30 – 10:45
Le relais entre les lignes : de l’acquisition des droits à la publication des livres jeunesse français
Intervenants : Tang Ling
11:00 – 12:15
De l’anecdote au récit : réfléchir à la place du regard de l’enfant dans la création d’albums jeunesse
Intervenants : Sun Lili
12:15 – 14:00
Pause déjeuner
14:00 – 17:00
Atelier de traduction II
Intervenants : Solène Xie
9:30 – 12:30
Atelier de traduction III
Intervenants : Solène Xie
12:30 – 14:00
Pause déjeuner
14:00 – 15:15
Poétique et éthique du traduire : la littérature jeunesse française en Chine
Intervenants : Zhang Wen
15:30 – 17:30
Petit panorama de l’album jeunesse (en distanciel)
Intervenants : Sophie Van der Linden
Détails pratiques
07.06 – 08
Institut français de Pékin
La présence physique des traducteurs-stagiaires est obligatoire.
Pour les traducteurs-stagiaires, la formation est gratuite. Cependant ils doivent prendre à leur charge les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration à Pékin.
Critères de sélection
Les candidats doivent avoir au moins une expérience en traduction du français vers le chinois. Des expériences en traduction de littérature jeunesse sont préférables.
Chaque dossier doit être composé d’une lettre de motivation (une page au maximum), d’un curriculum vitæ indiquant le nom chinois, l’année de naissance, du numéro de portable, et d’une bibliographie (traductions achevées ou en cours en précisant les dates de publication).
Ces documents doivent être envoyés en français avant 23h59 le mercredi 10 juin 2026 à Liao Sijing, chargée de mission au secteur Livre et débat d’idées de l’ambassade de France en Chine : academiefulei@institutfrancais-chine.com / 010-85312240.
Les participants seront sélectionnés après examen des dossiers de candidature par le secteur Livre et Débat d’idées de l’ambassade de France en Chine et Mme Solène Xie, formatrice principale de la formation. Les résultats seront communiqués aux candidats par courriel ou par téléphone à partir du lundi 22 juin 2026.
Inspirée du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand, la comédie musicale Cyrano de Bergerac revisite l’une des figures les plus emblématiques du patrimoine français. Héros romantique, poète et bretteur, Cyrano incarne un idéal de panache et de sensibilité, entre bravoure, éloquence et amour impossible.
Écrite et composée par Philippe Hattemberg et Stéphane Brunello (Le Roi Soleil, Mozart l’Opéra Rock), cette création promet une musique qui touche au cœur. Sous la direction du producteur et metteur en scène Gil Marsalla, enrichi par les chorégraphies d’Oliver Matheron, ce spectacle devient une fresque visuelle et émotionnelle inoubliable.
Après son succès en France, le spectacle entame sa première tournée en Chine, avec Laurent Ban dans le rôle-titre, offrant au public chinois une plongée vibrante dans l’esprit romantique et l’élégance de la culture française.
Dans cette exposition organisée par l’Alliance Française de Pékin, l’artiste franco-chinois Luc Ming Yan présente un bestiaire poétique, composé d’oiseaux, limaces, poulpes et créatures mystérieuses, où mouvement, couleurs et formes se répondent, entre abstraction et figuration.
Cette expérience en réalité virtuelle, guidée par le Petit Prince, invite le public à explorer un monde fantastique. À travers des forêts, des déserts et des cieux étoilés, il pourra rencontrer les personnages du conte et vivre une aventure portée par la curiosité et l’imagination.
Jean-Michel Othoniel est à l’honneur dans cette exposition monographique qui présente plusieurs de ses installations et œuvres emblématiques depuis 2002. Cette exposition est présentée dans le cadre du 10ᵉ anniversaire du programme Hors-les-murs de la Fondation Louis Vuitton.
L’exposition met en lumière le travail de Cyril Debon, diplômé de l’école supérieure des beaux-arts de Bordeaux et aujourd’hui actif au sein de la communauté artistique POUSH à Aubervilliers. Elle marque sa première exposition monographique à Pékin. Peintre et céramiste, il anime le quotidien par des récits visuels où légumes, animaux et paysages voyagent entre réalité et imaginaire.
Le Trio Hélios voit le jour en 2014 de la passion commune de trois amis issus du CNSMD de Paris pour l’univers éclectique du répertoire pour trio avec piano. Il s’est imposé au fil des années sur les scènes françaises et internationales. Pour sa première venue en Chine, l’ensemble propose un voyage musical reliant le classicisme viennois aux couleurs et à la poésie de la musique française impressionniste du XXᵉ siècle.
Fondé en 2016, le Quatuor Agate s’est rapidement distingué dans de nombreux concours et festivals français internationaux avant d’être nommé ECHO Rising Stars 2024/25 (créé par l’Organisation européenne des salles de concert, ce dispositif vise à identifier et promouvoir les jeunes artistes classiques les plus prometteurs). Pour sa première venue en Chine, l’ensemble propose un programme qui retrace l’évolution du quatuor viennois, de l’inventivité de Haydn dans le langage classique à la profondeur spirituelle du Beethoven.
À Shenzhen, dans le cadre du festival Croisements, l’exposition Au fil des siècles : Chefs-d’œuvre de la tapisserie française et résonances chinoises, présentée conjointement par le Shenzhen Bay Culture Square et le Mobilier national (Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national), sous le commissariat de Lucile Montagne et Wang Huangsheng. Cette première exposition en Asie ouvrira ses portes au public le 1er mai, et se poursuivra jusqu’au 16 août. L’exposition rassemble plus de 70 œuvres majeures, dont plus de 40 tapisseries françaises classées trésors nationaux et une dizaine d’œuvres issues des collections du Shenzhen Bay Culture Square. Par ailleurs, un espace intitulé « Résonances chinoises » est spécialement dédié à près de 20 œuvres emblématiques de l’art de la tapisserie réalisées par des artistes chinois de talent.
Les Manufactures nationales, telles que la Manufacture des Gobelins, la Manufacture de Beauvais et la Manufacture de la Savonnerie, perpétuent en France un savoir-faire textile d’exception depuis plusieurs siècles. Elles produisent notamment des tapisseries, œuvres tissées à la main sur métier, à partir de fils de laine et de soie. Contrairement à un simple tapis décoratif, la tapisserie est conçue comme une véritable œuvre d’art murale. Dans la tradition française, elle sert à décorer les palais et à raconter des scènes historiques, mythologiques ou contemporaines, tout en mettant en valeur la virtuosité des lissiers.
Du langage solennel des tapisseries de cour, emblèmes d’ordre et de représentation, aux reconfigurations esthétiques et sociales du XXᵉ siècle, le médium s’émancipe du seul registre décoratif pour acquérir un statut autonome dans le champ des arts visuels. Réunissant des œuvres conçues en collaboration avec Henri Matisse, Pablo Picasso, Le Corbusier, Fernand Léger, Joan Miró, Zao Wou-Ki ou Victor Vasarely, l’exposition témoigne du dialogue continu entre artistes et ateliers d’État, révélant la profondeur historique et la continuité contemporaine de cette tradition, affirmant la place singulière de la tapisserie dans l’histoire des arts visuels.
Dans la section « Résonances chinoises », l’exposition trace les grandes lignes historiques et les formes de développement de l’art de la tapisserie en Chine à travers trois axes : « Les tapisseries classiques des cours anciennes », « Les tapisseries d’artistes modernes et contemporains » et « Les œuvres d’art textile contemporain ». Y sont présentées des pièces précieuses de tapisseries anciennes des cours impériales chinoises ainsi que des œuvres représentatives d’artistes chinois majeurs tels que Wu Guanzhong, Pan Gongkai, Fang Lijun, Zhou Chunya, Ding Yi, Liu Ye et Shi Hui, établissant ainsi un écho avec les œuvres françaises.
Depuis dix ans, la Fête des Bulles met chaque année à l’honneur à travers la Chine la bande dessinée et le roman graphique !
Organisée par l’Ambassade de France en Chine, cette édition anniversaire accueillera deux autrices et illustratrices françaises : Catherine Meurisse, marraine de l’évènement, ainsi que Cy. Du 15 au 24 mai, elles se rendront dans cinq villes : Pékin, Shenyang, Canton, Hangzhou et Shanghai. Les différentes étapes seront rythmées par de nombreux temps forts, dont des tables-rondes, des ateliers, des séances de dessin en direct et des séances de dédicaces.
Lors de chacune de ces étapes, les deux autrices échangeront avec des personnalités chinoises du monde de la bande dessinée. L’étape à Pékin, qui se tiendra les 15 et 16 mai prochains, réunira Catherine Meurisse, Cy, et deux bédéistes chinoises reconnues : Yang Zhi et Yu Kun.
Cette semaine, Faguowenhua vous propose de découvrir leurs univers.

Marraine de la 10e édition de la Fête des Bulles
Née en 1980, Catherine Meurisse est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts et Industries graphiques Estienne et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, après avoir suivi un cursus universitaire de lettres modernes. Elle a longtemps travaillé pour la presse (Charlie Hebdo, Libération, Le Monde, Le Nouvel Obs…) et a illustré de nombreux albums pour la jeunesse.
Catherine Meurisse a publié une dizaine de bandes dessinées en France, dont quatre sont traduites en chinois : Les Grands espaces, Mes hommes de lettres, Le Pont des arts, et Humaine, trop humaine.
En 2020, Catherine Meurisse devient la première autrice de bande dessinée membre de l’Académie des beaux-arts.

Cy est autrice de bande dessinée. Après plusieurs années à publier en ligne, elle s’intéresse aux ouvrières de l’industrie horlogère dans les années 20, aux États-Unis, à travers sa BD Radium Girls publiée chez Glénat (traduite en chinois aux éditions Post Wave en 2025). En 2022, changement de cap, elle s’associe à Marc Dubuisson pour créer une épopée jeunesse de pirate fantasy Ana et l’Entremonde (4 tomes) chez Glénat. Elle est aussi vidéaste à travers sa chaîne YouTube YeahCy où elle vulgarise son métier, mais aussi sur Twitch où elle montre l’élaboration de ses planches en live.

Radium Girl (édition chinoise publiée chez Post Wave, 2025)

Yang Zhi est diplômée en licence du département de patrimoine culturel et de muséologie de l’Université Fudan, et en master d’animation à l’Université de Californie à Los Angeles. Elle a travaillé comme storyboardeuse sur différents plateaux de production avant de développer un intérêt pour les bandes dessinées courtes réalisables en solo.

La Métamorphose du petit renard (Thinkingdom, 2025)
En 2020, Yang Zhi a remporté le premier prix du concours de webtoon pour nouveaux talents organisé par la plateforme Kuaikan grâce à Guérir les patients. En avril 2025, la version imprimée de La Métamorphose du petit renard est publiée aux éditions Thinkingdom. L’ouvrage a reçu plusieurs prix prestigieux en Chine. Sa version en ligne a dépassé les 20 millions de vues en sept jours, devenant un véritable phénomène de la bande dessinée chinoise.
Yu Kun

Yu Kun est réalisatrice d’animation et autrice de bande dessinée, actuellement installée à Pékin. Avant de publier Aux confins de la terre commence l’océan en 2025 (Editions Imaginist), elle a également fait paraître Jeu intérieur et Comme si quelque chose clochait (Editions Love) sous le pseudonyme « Yu Gongzi ».

Fascinée par la double expressivité du texte et de l’image, elle tente d’apaiser, par le récit, les tensions entre réalité et imagination. Refusant de laisser s’évanouir les instants du quotidien en apparence ordinaires, elle tente de restituer ces moments où ils ont, au fond d’elle, soulevé des vagues tumultueuses.
Nouvelle création écrite et mise en scène par Pascal Rambert à Pékin pour la compagnie XNQ, Dans la tempête continue suit une réalisatrice confrontée aux épreuves de la création. Entre pressions professionnelles et liens intimes, le spectacle dresse le portrait d’une femme puissante, traversée par le doute, portée par un désir irréductible.
L’exposition explore l’héritage des céramiques d’Accolay, nées dans la France d’après-guerre, et leur résonance actuelle. En collaboration avec Le Consortium, centre d’art contemporain basé à Dijon, UCCA met en dialogue à travers cette exposition près de 200 oeuvres historiques avec des créations contemporaines françaises, chinoises et internationales. La scénographie de Matali Crasset, designeuse industrielle française, souligne l’esprit expérimental de ce modernisme français réinventé.
Clôturant la trilogie, Le Petit Théâtre du Bout du Monde, Opus III explore les ruines de l’ère industrielle, entre fer, charbon et pétrole. À travers marionnettes et paysages miniatures, le spectacle évoque la mémoire ouvrière, les utopies brisées et les luttes sociales. Inspiré de textes engagés, il compose une fresque poétique et politique sur un monde disparu.
Cette exposition-donation, organisée par le collectionneur franco-chinois Xin Dong Cheng, met en avant l’art contemporain international à l’occasion de l’ouverture du nouveau musée d’Anji, sa ville natale. Elle réunit 82 œuvres d’art de cinquante artistes chinois et internationaux, dont les artistes français Noël Dolla, Marc Riboud, Martial Raysse, Pierrette Bloch et Kimiko Yoshida, célébrant un dialogue culturel humaniste majeur.
Fruit de la rencontre entre Katinka Bock, artiste allemande vivant à Paris, et Tong Wenmin, artiste chinoise, cette exposition s’articule autour d’un dialogue poétique rythmé par la saison des pluies du Mei-Yu. Elle invite à renouer avec l’instinct fondamental qui relie notre corps au monde et à tous les êtres qui l’habitent.
Deux ans après l’ouverture du Centre d’Art Rodin à Shanghai, sa collection se déploie pour la première fois à Wenzhou avec l’ouverture d’un nouveau Centre d’Art Rodin qui retrace la vie d’Auguste Rodin à travers ses chefs-d’œuvres.
Olivier Greder, architecte français, présente à travers cette exposition son témoignage de l’évolution du phénomène urbain en Chine au cours des dix dernières années. À la croisée des explorations géographiques, urbaines et architecturales, ses œuvres mettent en perspective les transformations passées et présentes, tout en esquissant une vision possible du futur de l’urbanisation.
Le festival Musique française en folie (Crazy French Music Season) propose quatre concerts réunissant les solistes et chambristes les plus recherchés du moment. Une invitation à découvrir les chefs-d’œuvre de la musique française et européenne, interprétés par la chanteuse Mathilde Ortscheidt, les pianistes JeanFrédéric Neuburger et Juliette Journaux, ainsi que le ainsi que le Triob Wanderer, également en tournée en Chine.
Le Panorama du cinéma français fait son retour ! Du 25 mars à la fin juin, onze films français récents seront projetés à Pékin, Shanghai, Nankin, Wuhan, Hangzhou, Chengdu, Xi’an, Guangzhou, Shenzhen et Kunming. Cinéphiles et amateurs de cinéma sont chaleureusement invités à se rendre en salles pour prendre part à ce rendez-vous annuel incontournable du cinéma français en Chine !

La sélection de 2026 proposera au public chinois onze films reflétant la diversité du cinéma français contemporain, tant par leurs genres que par leurs thèmes et leurs styles. Ces œuvres offriront des perspectives multiples, allant de la description fine des émotions et des choix individuels à l’analyse des réalités sociales. Les genres représentés iront de la romance à la comédie, en passant par les films de jeunesse, les documentaires, les road movies et les films d’animation. Plusieurs d’entre eux ont été sélectionnés dans des festivals internationaux de renom, tels que la Berlinale, le Festival de Cannes ou le Festival international du film d’animation d’Annecy, et ont remporté de nombreuses récompenses prestigieuses, notamment plusieurs César.
Cette édition est parrainée par deux grandes figures du cinéma : Sophie Marceau, actrice et réalisatrice française, et Jiang Wen, acteur et réalisateur chinois.

© Marie Rouge Unifrance
Sophie Marceau – actrice, réalisatrice et autrice
Sophie Marceau s’est fait connaître à l’âge de 14 ans grâce à son rôle dans La Boum en 1980, un immense succès devenu un véritable symbole culturel pour toute une génération. Sa carrière s’est ensuite développée entre le cinéma français et international, avec des rôles marquants dans Braveheart ainsi que dans le film Le monde ne suffit pas de la saga James Bond sortie en 1999. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des actrices françaises les plus influentes de sa génération. Parallèlement à sa carrière d’actrice, elle a également réalisé plusieurs films, dont La Disparue de Deauville. Elle est aussi autrice de plusieurs ouvrages, parmi lesquels Menteuse et La Souterraine.

Jiang Wen – réalisateur, scénariste et acteur
Jiang Wen s’impose comme l’une des figures majeures du cinéma chinois contemporain, à la fois réalisateur, scénariste et acteur. Reconnu pour la singularité de son langage narratif et la force de son style, il s’est révélé dès son premier long métrage, Sous la chaleur du soleil en 1994 qui marque le début d’un parcours artistique d’envergure internationale. Depuis, son œuvre s’est distinguée par la finesse de son regard, la profondeur de son humanisme et l’audace de ses choix esthétiques. Ses films ont été sélectionnés et primés dans les plus grands festivals, notamment au Festival de Cannes, à la Mostra de Venise et à la Berlinale. Artiste engagé sur la scène internationale, Jiang Wen contribue, à travers ses créations, à nourrir le dialogue entre les cultures. Il est aujourd’hui considéré comme un passeur essentiel entre la tradition narrative chinoise et les formes du cinéma mondial.
La semaine prochaine, le Panorama du cinéma français 2026 ouvrira ses projections à Pékin et à Shanghai. Du 25 mars au 12 avril, Pékin sera la première étape nationale, avec des séances au Palace Cinema (Dolby Cinema, CWTC) et au Broadway Cinemas (apm Plaza). Shanghai sera la deuxième étape, du 27 mars au 19 avril, avec des projections au MOViE MOViE Cinema (Qiantan Taikoo Li) et au Shanghai Broadway Cinemas (Jing’an Kerry Centre). Des invités de prestige et de nombreuses animations seront présents lors de ces projections. Les informations relatives aux étapes dans les autres villes seront communiquées progressivement, restez à l’écoute !


L’HOMME DE CHEVET
Film d’ouverture
Réalisateur : Alain Monne
Acteurs principaux : Sophie Marceau, Christopher Lambert
Genre : Drame, Romance
Durée : 92 minutes
Année : 2009
Synopsis
Léo était autrefois un boxeur très en vue. Après avoir pris sa retraite, il s’est installé à Cartagena, une petite ville au bord de la mer des Caraïbes.
Ayant tourné le dos à sa brillante carrière, il se retrouve soudainement désemparé face à la vie et passe ses journées à traîner dans les bars, menant une existence décadente. Jusqu’au jour où, poussé par la nécessité, il postule pour un poste d’aide-soignant afin de s’occuper de Muriel, une femme paralysée à la suite d’un accident de voiture. Autrefois femme d’affaires accomplie et ambitieuse, Muriel semblait avoir perdu toute joie de vivre depuis l’accident qui lui a ôté sa mobilité. Bien que disposant d’une fortune colossale, elle ne pouvait plus ressentir la douceur du printemps ni le murmure des vagues. Comme vidée de toute substance par la vie, Muriel ne pouvait que passer ses journées allongée à laisser s’écouler le temps, critiquant sans cesse les soins prodigués par Léo. Pourtant, alors que leurs âmes s’entrechoquent, elles semblent aussi s’harmoniser. Peu à peu, non seulement Léo ne se laisse pas décourager par les critiques de Muriel, mais il retrouve même le charme de la vie. Et un matin, Muriel redécouvre le sens de la vie grâce aux ronflements de Léo…

DOSSIER 137
Réalisateur : Dominik Moll
Acteurs principaux : Léa Drucker, Pascal Sangla, Claire Bodson, Julien Lilti
Genre : Drame, Policier
Durée : 116 minutes
Année : 2025
Synopsis
« Pourquoi tout le monde déteste les flics ? », demande un garçon à sa mère. Stéphanie, policière, est chargée d’enquêter sur les cas de violences policières et de manquements au devoir. En 2018, un jeune homme venu à Paris avec ses proches pour participer à une manifestation de rue a subi des lésions cérébrales irréversibles suite à un tir de la police. La famille a porté plainte, mais la police nie en bloc et les preuves décisives font défaut. Prise en étau entre les pressions internes et externes, Stéphanie poursuit néanmoins son enquête avec acharnement : elle visionne les images de vidéosurveillance, reconstitue les déplacements des policiers… Mais plus elle se rapproche de la vérité, plus l’hostilité de ses collègues s’intensifie…

NINO
Réalisatrice : Pauline Loquès
Acteurs principaux : Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels
Genre : Drame
Durée : 97 minutes
Année : 2025
Synopsis
Alors qu’il vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer et qu’il s’apprête à entamer un traitement, Nino, 29 ans, a deux choses à accomplir avant de passer le cap : trouver quelqu’un pour l’accompagner pendant sa thérapie, et faire congeler son sperme afin de se laisser une chance d’avoir des enfants plus tard. Cette errance à travers Paris l’amène à se confronter à nouveau à sa famille, à ses amis et à ses relations intimes, mais aussi à ses peurs et à sa vulnérabilité. Dans cette incertitude, il commence à appréhender la vie sous un nouveau jour.

SLOCUM ET MOI
Réalisateur : Jean-François Laguionie
Voix : Elias Hauter, Grégory Gadebois, Coraly Zahonero
Genre : Animation
Durée : 75 minutes
Année : 2025
Synopsis
Début des années 50, sur les bords de Marne, François, un jeune garçon de 11 ans, découvre avec intérêt que ses parents entament, dans le petit jardin familial, la construction d’un bateau, réplique du voilier du célèbre marin Joshua Slocum.
Au long des années, dans une France d’après-guerre, le jeune François va voguer de l’adolescence à l’âge adulte. Au fil de la construction du bateau, tout en portant un regard tendre et poétique sur sa mère et son père, le jeune garçon entamera sa propre aventure, celle qui le mènera sur le chemin de ses passions, la mer et le dessin.

EN NOUS
Réalisatrice : Juliette Binoche
Acteurs principaux : Juliette Binoche, Akram Khan
Genre : Documentaire, Danse
Durée : 127 minutes
Année : 2025
Synopsis
En 2007, Juliette Binoche et Akram Khan ont mis leur carrière respective entre parenthèses pour créer ensemble In-I (En nous), une œuvre scénique audacieuse et innovante qui a ensuite fait l’objet d’une tournée mondiale. Aujourd’hui, Juliette Binoche revient sur cette collaboration inspirante. À travers des images inédites, elle porte un regard de cinéaste sur la création elle-même, les risques qu’elle comporte et la transformation personnelle qu’elle engendre.

LA DANSE DES RENARDS
Réalisateur : Valéry Carnoy
Acteurs principaux : Samuel Kircher, Yoann Blanc, Faycal Anaflous
Genre : Drame
Durée : 94 minutes
Année : 2025
Synopsis
Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur au talent exceptionnel, est sauvé de la mort par son ami Matteo lors d’un accident mortel. Bien que les médecins l’aient déclaré guéri, une douleur inexplicable l’envahit peu à peu, comme une marée montante, rongeant progressivement sa vie et menaçant même son rêve de titre de champion, pourtant à portée de main.

LE RENDEZ-VOUS DE L’ÉTÉ
Réalisatrice : Valentine Cadic
Acteurs principaux : Blandine Madec, India Hair, Arcadi Radeff
Genre : Drame, Comédie
Durée : 78 minutes
Année : 2025
Synopsis
À l’occasion des Jeux olympiques de Paris en 2024, Blandine, 30 ans, fait le voyage depuis la Normandie, non seulement pour assister aux épreuves de natation, mais aussi pour retrouver sa demi-sœur, avec laquelle elle a perdu contact depuis dix ans. Habituée à la tranquillité et à la solitude, elle débarque dans cette ville en effervescence où elle se sent perdue. Au fil des épreuves, elle se faufile dans le chaos parisien, multipliant les rencontres, les égarements et les hésitations, tout en essayant de renouer des liens avec les autres et de trouver sa voie au cœur de cette ville enflammée par cet événement majeur.

MA FRÈRE
Réalisatrices : Lise Akoka, Romane Gueret
Acteurs principaux : Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent
Genre : Drame, Comédie
Durée : 111 minutes
Année : 2025
Synopsis
Dans un quartier populaire du 19ᵉ arrondissement de Paris, Shai et Djeneba, deux jeunes filles de 19 ans, sont des amies d’enfance. Portant chacune le poids de leur famille et de leur solitude, elles partent animer une colonie de vacances. Au cours de cette brève évasion, face à un groupe d’enfants âgés de 6 à 10 ans, elles doivent non seulement apprendre à assumer leurs responsabilités, mais aussi redéfinir leur amitié avant d’entrer dans le monde des adultes.

MA VIE, MA GUEULE
Réalisatrice : Sophie Fillières
Acteurs principaux : Agnès Jaoui, Angelina Woreth, Édouard Sulpice
Genre : Drame, Comédie
Durée : 96 minutes
Année : 2025
Synopsis
Barbieri Bichette a 55 ans. Bien qu’elle s’y oppose farouchement, tout le monde adore l’appeler « Barbie ». Peut-être a-t-elle été belle, aimée, une mère dévouée, une collègue fiable, une compagne séduisante. Mais aujourd’hui, elle doit faire face à l’inévitable vieillissement, ainsi qu’à la morosité et à l’absurdité qui l’accompagnent. La vie la met mal à l’aise. Arrivée à ce stade, comment va-t-elle se comporter avec elle-même, comment va-t-elle se comporter avec les autres – en fin de compte, comment va-t-elle affronter la vie elle-même ? Va-t-elle choisir de fuir ou de recommencer sa vie ?

L’ACCIDENT DE PIANO
Réalisateur : Quentin Dupieux
Acteurs principaux : Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain
Genre : Drame, Comédie
Durée : 88 minutes
Année : 2025
Synopsis
Magalie possède un physique hors du commun : non seulement elle ne ressent aucune douleur, mais elle guérit aussi très rapidement de ses blessures. Elle met ce don à profit pour tourner des vidéos destinées au web, passant progressivement de coups de couteau et de brûlures à des passages à tabac par des boxeurs et à des écrasements par des poids lourds. Ces spectacles corporels attirent une multitude de fans, et en quelques années seulement, elle devient une influenceuse de premier plan. Alors qu’elle venait enfin de trouver un nouveau concept sensationnel, un accident de piano irréparable met sa carrière d’influenceuse en péril comme jamais auparavant. Parallèlement, elle doit subir l’interrogatoire sans merci d’un journaliste chevronné…

L’AVENTURA
Réalisatrice : Sophie Letourneur
Acteurs : Philippe Katerine, Sophie Letourneur, Bérénice Vernet, Esteban Melero
Genre : Drame, Comédie
Durée : 107 minutes
Année : 2025
Synopsis
C’est l’été, en Sardaigne. Une famille part en road trip. Claudine, qui va bientôt avoir 11 ans, documente chaque instant du voyage, mais les fréquentes « intrusions » de son petit frère Raoul, âgé de 3 ans, rendent cette chronique particulièrement difficile.
La billetterie ouvrira le lundi 23 mars à midi.

Organisé par Unifrance, avec le soutien de l’ambassade de France en Chine, le Panorama du cinéma français s’inscrit dans le cadre du Festival Croisements. Depuis sa première édition à Pékin en 2004, cet évènement majeur s’attache à faire découvrir la richesse du cinéma français au public chinois, permettant ainsi de renforcer les échanges culturels entre nos deux pays.
La projection des films français de 2026 bénéficie du soutien actif de la Cinémathèque chinoise. Les droits de diffusion en Chine des films présentés ont été procurés par DDDream International Limited, Beijing Hugoeast Media Co., Ltd, BlueMedia Times Beijing et Edko Films Ltd. Des cinémas partenaires de choix comme le Broadway Cinema et le Lumière Cinema accompagneront le Festival. L’évènement bénéficie également du soutien de longue date du groupe Groupama.


Avec QUATRE (saisons), le chorégraphe français Bruno Benne revisite l’un des monuments du répertoire baroque : les concertos Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi, composés en 1725. Pensée comme une expérience accessible à tous les publics, la pièce cherche à restituer toute la richesse de cette œuvre en renouant avec le lien organique qui unissait, au XVIIIᵉ siècle, musique et danse.
Interprétée par les danseurs Océane Delbrel et Louis Macqueron, la chorégraphie déploie un langage hybride où la précision et l’élégance du geste baroque — rotation de poignet, ornement rythmique, ligne aérienne — rencontrent la liberté et l’intensité de la danse contemporaine. Les corps dialoguent en miroir et en contrepoint, incarnant tour à tour les qualités sensibles des saisons.
Face à un imaginaire collectif fortement ancré, Bruno Benne choisit l’abstraction : les saisons ne sont pas ici des tableaux narratifs, mais des états de corps, des textures et des dynamiques. Elles deviennent également le reflet de nos « saisons intérieures », ces cycles d’émotions et de transformations qui traversent l’expérience humaine.
S’inscrivant dans la continuité de son travail, QUATRE (saisons) explore la musicalité, l’architecture du mouvement et les correspondances entre héritage baroque et écriture contemporaine. À travers une esthétique épurée et vibrante, l’œuvre propose une immersion sensible où musique et danse se répondent pour révéler la beauté du temps en mouvement.

Danseur et chorégraphe français, Bruno Benne est reconnu pour son travail autour des danses et musiques baroques, qu’il revisite avec une sensibilité résolument contemporaine. Formé à la danse classique à Toulouse, puis diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il fonde en 2013 la compagnie Beaux- Champs.
À travers cette structure, il développe un travail de création, de transmission et de recherche appliquée autour du répertoire baroque, explorant sans cesse les passerelles entre héritage historique et écritures contemporaines.

Une guitare et un étonnant synthé modulaire géant (Valentin Pedler) placé derrière deux batteries qui se font face (Dorris Biayenda et Marine Flèche) : voici le dispositif scénique inhabituel de Meule. Sur leur premier album (Dare, 2025), entre King Gizzard et les grands noms du krautrock, les inventions expérimentales et cosmiques du trio sonnent comme une fascinante tentative kaléidoscopique d’inventer un genre de psychédélisme postmoderne. Simplement réjouissant !
Modular Commune est un grand rassemblement de musiciens de haut niveau, dont le français Bandulu. L’évènement se veut un lieu d’échange et de découverte, mêlant performances d’art sonore avant-gardistes à un salon dédié aux instruments électroniques et un espace d’initiation pour les débutants.
Depuis 2007, en Chine, le mois de juin est placé sous le signe du partage avec la Fête de la Musique. Cette dernière permet au public chinois de découvrir de nouveaux artistes français et d’assister à des concerts gratuits dans une atmosphère festive et chaleureuse.
Créée en 1982, la Fête de la Musique est une grande fête populaire et gratuite dédiée à toutes les formes musicales, de la pop au rock, de l’électro au jazz, en passant par la musique classique ou les musiques du monde.
En 2025, dans onze villes chinoises et avec cinq groupes venus de France, la Fête de la Musique a réuni 170 000 spectateurs et plus de 10 millions de personnes en live streaming.
Attendez de voir quelles surprises la Fête de la Musique vous apportera en 2026 !



DJ Falcon, figure emblématique de la French Touch, a façonné l’électro aux côtés de Daft Punk et d’Alan Braxe. De Paris aux scènes internationales, ses collaborations légendaires et son énergie unique ont marqué l’histoire de la musique électronique, faisant de chacune de ses performances un moment mémorable et inspirant.
À l’occasion du bicentenaire de la photographie, cette exposition rend hommage à la naissance d’un art qui a profondément transformé notre manière de voir le monde. Depuis le geste inaugural de Nicéphore Niépce — capturer les frémissements de la lumière — la photographie n’a cessé d’ouvrir de nouveaux champs d’exploration, entre science, perception et imagination.
Créé en 1955 par l’association Gens d’images, le Prix Niépce distingue chaque année des photographes aux écritures singulières, contribuant à renouveler le médium. L’exposition réunit sept de ses lauréats — Mathieu Pernot, Marina Gadonneix, Grégoire Eloy, Julien Magre, Juliette Agnel, Anne-Lise Broyer et Ed Alcock — et présente pour chacun un ensemble d’œuvres emblématiques, retraçant des parcours artistiques marqués par l’expérimentation, la continuité et la rupture.
Loin de toute unité formelle imposée, l’exposition déploie une constellation de regards où coexistent observation documentaire, construction mentale et expérience sensible du visible. Paysages traversés de mémoire, corps inscrits dans le temps, structures sociales mises à nu : autant de territoires où s’entrelacent récits et temporalités. En filigrane, c’est le statut même de la photographie qui est interrogé — sa capacité à documenter le réel, à le transformer, voire à lui résister.
Présentée dans le cadre du festival Fuzhou × Niort, l’exposition s’inscrit dans une histoire longue de dialogues entre la France et la Chine. À Fuzhou, où Paul Claudel cherchait autrefois les mots pour dire la lumière, ce sont aujourd’hui les images qui prennent le relais. Appelée à circuler dans plusieurs villes chinoises, elle prolonge l’esprit d’invention de Niépce : faire voyager les images et, avec elles, les imaginaires, dans un échange silencieux où les regards se rencontrent.
Pour la première fois, une expérience de réalité virtuelle immersive sur le Titanic permet d’explorer l’épave à 3800 mètres de profondeur, de visiter le paquebot et de revivre la tragique nuit du naufrage à travers les yeux du capitaine et de l’équipage.
Yan Pei-Ming, artiste contemporain chinois de renommée mondiale, présente sa première exposition personnelle en Chine du Sud, Masques. Celle-ci rassemble ses célèbres autoportraits et portraits d’animaux de grand format. À travers la métaphore du masque, elle interroge l’identité, l’introspection, la dialogue culturelle et l’essence de la vie, etc.

Après plus d’une décennie d’absence, l’Orchestre de Paris retrouve le public chinois pour une tournée exceptionnelle, marquant son quatrième voyage musical en Chine. Depuis sa première tournée en 2004 à l’occasion des Années croisées France-Chine, l’orchestre a tissé des liens artistiques durables avec le pays, collaborant régulièrement avec des figures majeures telles que Tan Dun, Lang Lang et Yuja Wang, dans un dialogue culturel vivant entre la France et la Chine.
Cette nouvelle tournée est placée sous la direction d’Esa-Pekka Salonen, chef virtuose reconnu pour son engagement envers la création contemporaine et futur directeur musical de l’Orchestre de Paris. À ses côtés, en soliste, le violoniste Renaud Capuçon, invité des plus grands orchestres internationaux et figure majeure de la scène musicale française.
Le programme met à l’honneur les chefs-d’œuvre du répertoire symphonique européen, de Debussy à Sibelius, en passant par Bartók et Strauss, offrant au public chinois une immersion vibrante dans l’excellence orchestrale française.
À la croisée du surréalisme et de la spéculation scientifique, l’exposition Flora Incognita imagine à quoi pourrait ressembler la flore terrestre si elle évoluait sur d’autres planètes soumises à des conditions extrêmes : vents supersoniques, effondrement gravitationnel, océans de vapeur, vagues de marée gazeuses, pluies métalliques, glaces chaudes, jours et nuits infinis.
Par l’usage de la photogrammétrie — technique consistant à modéliser les plantes en assemblant des centaines de photographies — Vincent Fournier extrapole de nouvelles architectures de croissance tout en préservant avec une grande précision les formes, les couleurs et les textures des plantes.
En projetant l’adaptabilité du vivant au delà de la Terre, le projet interroge également les défis auxquels notre planète est aujourd’hui confrontée dans un contexte de bouleversements climatiques.
Ce travail de biologie spéculative esquisse ainsi une réinvention de la vie, dont les possibilités transformatrices se déploient à l’infini, tel un « jardin des délices », en écho à l’imaginaire visionnaire de Jérôme Bosch qui, aux côtés d’autres artistes de son temps, créa les premiers paysages de l’humanité, mêlant croyances, réalité et utopie.
Gaudi : l’atelier du divin est une expérience immersive qui plonge les utilisateurs dans l’esprit du célèbre architecte. À travers la reconstruction de son atelier, les visiteurs explorent sa méthode révolutionnaire et son univers, et peuvent même poursuivre son rêve : achever la Sagrada Familia.
Fort du succès de sa première édition, l’Institut français de Chine lance un nouvel appel à candidatures dans le cadre du dispositif « En Amateur – 爱好者计划 », dédié aux pratiques culturelles amateurs qui participent aux échanges entre les cultures française et chinoise.
Les projets retenus pourront bénéficier d’un accompagnement financier/logistique et auront l’opportunité d’être valorisés lors d’une Fête de la pratique amateure, organisée en septembre 2026 à l’Institut français de Pékin.
Les projets proposés devront se dérouler avant la fin du mois d’août 2026.
Date limite de dépôt des candidatures : 27 mars 2026
👉 Le lien vers le formulaire de candidature est disponible en bas de page.
« En Amateur – 爱好者计划 », qu’est-ce que c’est ?
Lancé en 2025 par l’Institut français de Chine, le dispositif « En Amateur – 爱好者计划 » est destiné à soutenir et valoriser des initiatives amateurs dans les domaines artistiques, culturels et sportifs en Chine.
Qu’il s’agisse de clubs de lecture, de chorales franco-chinoises ou de troupes d’improvisation théâtrale, de nombreux projets amateurs contribuent au quotidien au dialogue culturel entre la France et la Chine.
Le dispositif « En Amateur – 爱好者计划 » s’adresse :
Comment candidater ?
Les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire et à le retourner à l’adresse suivante : en.amateur@institutfrancais-chine.com.
Accéder au formulaire de candidature en scannant le code QR ci-dessous ou clicker sur le lien.

https://faguowenhua.com/wp-content/uploads/2026/03/En-Amateur-Dossier-de-candidature.docx
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 mars 2026
Les personnes intéressées sont invitées à remplir le formulaire et à le retourner à l’adresse suivante : en.amateur@institutfrancais-chine.com.
Cette expérience immersive en réalité virtuelle plonge le public dans les jardins du château de Versailles en 1682. À travers la reconstruction de trois sites emblématiques, la Ménagerie royale, le bosquet du Labyrinthe et la grotte de Téthys, les visiteurs découvrent l’héritage historique du Roi Soleil.
Après Shanghai, c’est au tour de Chengdu d’accueillir Un soir avec les impressionnistes : Paris 1874. Ce projet immersif, coproduit avec le musée d’Orsay et acclamé depuis sa première à Paris, combine réalité virtuelle et narration artistique pour replonger le public dans la naissance de l’impressionnisme, offrant une nouvelle manière d’appréhender l’art.
Suite au succès de la 2ᵉ édition, le Festival international du nouveau cirque en Chine revient mettre en lumière la mutation des pratiques dans les arts du cirque et le foisonnement du cirque contemporain mondial.
Des spectacles, ateliers, colloques, rencontres et conférences seront présentés par des artistes venus du monde entier tout au long du festival.
Plusieurs artistes et compagnies de cirque français proposeront des spectacles variés alliant acrobaties, théâtre et poésie qui permettront au public de découvrir la diversité et richesse des arts du cirque français.
Des designers de tous horizons, dont plusieurs français, se retrouvent à Jingdezhen pour créer et exposer de nouveaux objets dans les traditions culturelles artisanales et culinaires locales. Chaque expédition, organisée par International Design Expeditions, initiative de la designeuse française Mathilde Bretillot, devient une rencontre de savoir-faire, de perspectives et d’histoires, donnant naissance à des objets uniques façonnés par l’instant, les personnes et le lieu, et visant à dialoguer avec le reste du monde dans une logique de « géo design. »
Cette exposition de papier découpé, née de la rencontre entre Emmanuel Fornage, artiste français du papier découpé d’illustration contemporaine, et Zeng Xiaomei, maître du papier découpé autour des thématiques folkloriques hakka, propose un dialogue entre impressionnisme et réalisme, entre pratiques artistiques françaises et chinoises à travers un art ancestral.
Entre science et art, humain et non humain, imaginaire et fiction, SMITH, artiste français, présente sa série photographique DAMI. Au coeur de son travail, les questions d’identité et de genre, ainsi que les liens avec le cosmos, invitent le spectateur à découvrir un univers singulier, à la fois onirique et introspectif.
Jean-Efflam Bavouzet s’est imposé comme une référence dans l’interprétation du répertoire français, en particulier les œuvres pour piano de Debussy et de Ravel. En un mini-marathon ponctué de deux entractes, le pianiste français déploie l’intégralité des œuvres pour piano publiées de Ravel, avec une sensibilité sonore et une clarté stylistique unanimement saluées.
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L’exposition personnelle de l’artiste français Danhôo, Poussière d’étoiles et lianes, déploie une démarche singulière à la croisée de l’art contemporain européen et de son héritage culturel et affectif asiatique. Dans un monde saturé d’images et de récits explicatifs, Danhôo repositionne la peinture comme un espace d’expérience, mettant l’accent sur sa matérialité et sa présence tangible. Le spectateur est invité à entrer en contact direct avec la matière picturale et à ressentir la peinture à travers une expérience à la fois sensorielle et contemplative.
Nourri par une double culture, Danhôo explore la rencontre et la fusion des traditions occidentales et orientales. Sa technique emblématique de « peinture par gouttes » naît des traces laissées lorsque l’artiste écrit des caractères chinois au-dessus de la toile, laissant tomber la peinture selon le geste. Les spectateurs peuvent suivre le chemin des couleurs pour découvrir les signes et les messages que l’artiste cherche à transmettre, mêlant ainsi calligraphie chinoise et expérimentation picturale contemporaine.
Issue d’une expérience personnelle, sa création résonne également avec l’art thérapeutique : elle exprime ses doutes, ses combats quotidiens et son lien profond avec ses racines chinoises, l’aidant à sortir de ses périodes de confusion intérieure. Les caractères figuratifs, progressivement organisés, transforment la toile d’un chaos explosif vers un ordre poétique, rappelant que la peinture est un miroir pour l’âme du spectateur et une invitation à la réflexion sur soi et sur l’autre.
En tant qu’exposition centrée sur l’art contemporain, Nous sommes papiers place le papier au cœur de sa réflexion, explorant ses multiples potentialités dans la mémoire, la création artistique et la culture. Le papier n’est pas seulement un support : il devient un vecteur essentiel reliant le temps, les émotions, la pensée et l’expression — porteur de traces, de mémoire, d’identité et de pouvoir, à l’intersection du matériau et de l’idée.
L’exposition rassemble plus d’une vingtaine d’artistes chinois et français, où dialoguent des figures majeures telles qu’Hector Saunier et Chen Shulin et une nouvelle génération d’artistes issus de la scène franco-chinoise. À travers ces regards croisés, les œuvres explorent la plasticité et la dimension conceptuelle du papier, ainsi que sa signification dans des contextes sociaux et politiques, repoussant les frontières de la création contemporaine sur ce médium.
Le papier est à la fois un produit de la nature et un support culturel. Il enregistre, transmet et témoigne de l’évolution de l’histoire et de l’expérience humaine ; sa texture, son savoir-faire et ses usages se placent également au centre de l’expression artistique et de la pensée. Nous sommes papiers ne se contente pas de présenter des œuvres : l’exposition révèle surtout le dialogue continu et profond entre le papier, l’humain, la société et la nature.
Née d’une résidence en Chine en 2025 dans le Guizhou au contact des minorités Dong et Miao, l’exposition BLUE/S de l’atelier Mérigot Sanzay fait dialoguer photographie et textile. Des images de paysages et de rencontres se transforment en tapisseries, tissages et cyanotypes (photographies monochromes bleu Prusse obtenues à partir d’un procédé ancien). Portées par le bleu, les œuvres évoquent la mémoire du voyage et l’émotion des instants vécus, entre souvenirs persistants et désir de retour.
Dans cette série, le photographe français Julien Mignot tourne son regard vers une ligne toujours fuyante : l’horizon. En enregistrant, sur une même image, les variations de la lumière et de l’atmosphère du lever au coucher du jour, il détourne la photographie de sa fonction première — figer l’instant — pour en faire un espace d’accumulation du temps.
À travers de longs processus d’observation et de captation, l’image devient la mémoire d’une journée entière, où chaque événement — lumière changeante, mouvements de l’air, passages furtifs — laisse une trace, aussitôt fondue dans un continuum visuel. Dépouillées d’éléments narratifs, les photographies se présentent comme des surfaces sensibles, où le visible s’efface au profit d’une expérience du temps et de la perception.
Présentée dans le cadre du festival Fuzhou × Niort, et appelée à circuler notamment à Shenyang et Fuzhou, l’exposition propose une approche profondément poétique du paysage. Elle interroge la relation entre photographie, mémoire et durée, invitant le spectateur à contempler non pas un instant, mais l’épaisseur même du temps.
Mêlant des éléments distinctifs de la culture de Chengdu à l’univers intime de Dalkhafine, artiste pluridisciplinaire nourrie par les influences de Paris et de Montréal, Jungle urbaine se déploie comme un parcours coloré, joyeux et ludique au coeur d’un environnement urbain réinventé. Quel que soit le support ou le médium, le dessin constitue le fil conducteur de la pratique de Dalkhafine. À Chengdu, il devient un véritable trait d’union entre la France et la Chine, porté par une esthétique immersive et une palette graphique rugissante.
Le Trésor des Bâtisseurs est le dernier chapitre de la série L’Horizon de Khéops. Créée par Excurio, studio français spécialisé dans les expériences immersives, cette nouvelle expédition élargit la perspective au-delà de l’intérieur de la pyramide et ramène le public à ses origines, à l’époque de la construction monumentale des pyramides de Gizeh, l’une des plus grandes réalisations techniques de l’Égypte antique.
Centrée sur une question qui perdure depuis des milliers d’années (qui a construit les pyramides et comment ont-elles été construites ?), cette nouvelle expérience reconstitue l’ensemble du processus de construction, de l’extraction et du transport à l’assemblage final, en s’appuyant sur des découvertes archéologiques authentiques et des recherches scientifiques récentes. Le public voyagera le long du Nil et de la mer Rouge, plongera dans la vie quotidienne des constructeurs, découvrira l’identité historique d’Ankhkhaf, le superviseur du projet de la Grande Pyramide, et sera témoin d’indices révélés par les manuscrits en papyrus et les vestiges architecturaux.
Cette expérience immersive présente également deux espaces vides récemment découverts dans la Grande Pyramide, identifiés grâce au projet ScanPyramids et restés intacts depuis plus de 4 000 ans.
Dans cette exposition, Léa Habourdin présente trois séries consacrées à la fragilité des écosystèmes, ainsi que des anthotypes (images éphémères créées à partir de chlorophylle). Aux visiteurs de choisir de les révéler, au risque d’en accélérer la disparition, ou de les préserver sans jamais les contempler. En alliant gravure, photographie et édition, ces oeuvres invitent à une méditation sur l’impermanence du vivant.
Jean-Claude Carrière incarne une figure majeure de l’écriture contemporaine. Scénariste, dramaturge et essayiste, il a profondément marqué le cinéma et le théâtre par son sens du dialogue, son érudition et son ouverture aux cultures du monde. Son œuvre, exigeante et libre, témoigne d’un humanisme attentif aux récits et aux imaginaires. Cette rétrospective retrace l’ensemble de son parcours et met en lumière la richesse de ses créations.
À l’occasion de la foire Photofairs 2026, la Maison européenne de la photographie (MEP, Paris, France) célèbre l’œuvre d’Ilanit Illouz. Croisant recherche anthropologique et expérimentation plastique, l’artiste déploie une photographie engagée qui interroge territoires, mémoires et relations sensibles entre l’humain, l’histoire et les paysages.
Créée en 2003 à partir de la pièce de théâtre de Molière, la comédie musicale Don Juan se déroule dans une Espagne intemporelle, où la sensualité de la musique andalouse se mêle aux chorégraphies de flamenco. Porté par des chansons emblématiques, le spectacle connaît un large succès international et poursuit sa tournée en Chine avec Gian Marco Schiaretti dans le rôle-titre.
Prix coup de cœur de la presse au Festival OFF 2023, L’homme et le pêcheur est une comédie contemporaine, drôle et poétique. Sur un ponton, la rencontre d’un homme en doute et d’un pêcheur mystérieux interroge avec finesse notre rapport à la perte, au bonheur et à nous-mêmes.
Après une première partie de tournée saluée dans quatre villes de Chine, le spectacle musical Le Petit Prince, mis en scène par Jean Bellorini, repart à la rencontre du public chinois. Cette création franco chinoise, née de la collaboration entre le Théâtre Yang Hua et le Théâtre national populaire de Villeurbanne, offre une relecture sensible et contemporaine du chef d’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry. Dans un désert imaginaire, un aviateur français et un enfant chinois se rencontrent et apprennent à se comprendre à travers le dessin, la musique et la poésie. Portée par une scénographie onirique et une jeune distribution engagée, la pièce transforme la scène en un espace de rêve et de dialogue interculturel. Une invitation à redécouvrir l’essentiel, avec émerveillement.